14 941 fois merci !
Selon les résultats complets |1| qui sont à présent disponibles, j’ai obtenu 14 941 voix de préférence ce dimanche, ce qui représente le sixième meilleur score personnel parmi les 24 candidats de la liste Ecolo pour le Sénat. Seuls Isabelle Durant (108.105), Carine Russo (57.747), Jacky Morael (48.422), José Daras (28.450) et Laurence Lambert (15.919) obtiennent de meilleurs scores personnels.
Je vous en remercie.
Ces voix se répartissent de la manière suivante :
| Province du Brabant wallon | 1 302 |
| Bruxelles-Halle-Vilvorde | 2 739 |
| Province de Hainaut | 2 156 |
| Province de Liège | 3 176 |
| Province de Luxembourg | 2 634 |
| Province de Namur | 2 829 |
Ce soutien massif, vous me l’avez accordé alors que je n’ai pas bénéficié d’outils de visibilité pendant ma campagne, sauf la participation à un débat télévisé dans ma province : la province de Luxembourg, la moins peuplée de toutes ; celle dont, traditionnellement, les candidats peinent à émerger dans les scrutins se déroulant sur l’ensemble de la Communauté française.
Je ne souligne pas ces éléments parce mon score — inespéré ! — me rend extrêmement heureuse (même si c’est bien sûr le cas). Au contraire, je ne m’estime en aucun cas propriétaire de « mes » voix. Je les considère comme une opportunité de mieux défendre — au sein d’Ecolo d’abord, dans la société ensuite — les priorités que j’ai défendues durant ma campagne.
Je souligne ces éléments parce que je suis persuadée que ce score est le reflet d’une attente très forte vis-à-vis d’Ecolo sur des thématiques comme les droits des migrants, les libertés fondamentales, la construction d’une Europe sociale ou les droits économiques et sociaux. Autrement dit, mon score me semble un signal pour qu’Ecolo donne à ces questions une priorité accrue, se montre encore plus attentif et exigeant qu’il ne l’a été jusqu’à présent sur les questions sociales.
Je sais que de nombreux syndicalistes ont choisi de me faire confiance en raison de nos préoccupations communes pour la détérioration des conditions de travail ou pour la montée de la précarité. Je sais aussi que bon nombre de personnes qui m’ont confié leur suffrage n’auraient peut-être pas choisi Ecolo si je ne m’étais pas présentée ; ils auraient probablement voté pour de petites formations de la gauche de la gauche. À tous ceux-là, je veux dire que je suis consciente de la valeur de leur confiance et je tâcherai de ne pas la décevoir. Je n’arriverai cependant pas seule à faire tout le travail que je préconise. Il sera donc nécessaire de créer des interfaces permettant de mener un travail en commun. Je pense aussi que les tenants d’une approche résolument sociale de la politique au sein d’Ecolo doivent se regrouper, mieux communiquer, mieux s’organiser.
Concernant l’avenir, je ne suis pas dans le secret des dieux. Cela me rend libre de dire que je pense que les conditions ne sont pas réunies dans l’état actuel des choses pour qu’Ecolo se joigne à une majorité : le score de Groen ! ne nous permet pas de compter sur un partenaire fort au Nord du pays, la montée de la droite flamande rend celle-ci inévitable pour la formation du gouvernement, la radicalisation à droite du MR ou les demi-mesures du cdH indiquent que la majorité politique de ce pays est actuellement clairement à droite. Le rôle d’Ecolo est par conséquent de la combattre en choisissant de se mettre dans l’opposition, de montrer la voie sans issue que représentent les choix de sociétés que nous proposent ces partis. Pas de s’y associer.

