Alors que des résultats tombent, très encourageants pour Ecolo, je viens de faire une intervention sur TV Lux (19h00), dont voici la substance :
- La progression d’Ecolo est incontestable, et j’en remercie d’ores et déjà les électeurs. On peut dès à présent dire que les Verts sont les incontestables vainqueurs de ce scrutin dans la partie francophone du pays. Ce résultat efface non seulement notre revers de 2003, mais place Ecolo au-dessus de ce que bon nombre de commentateurs considéraient comme son étiage.
- Au contraire, dans le long terme, on observe une poussée d’Ecolo. Ecolo n’a pas, en effet, vocation à rester un parti d’appoint. Comme tout parti politique, Ecolo vise à atteindre une position électoralement dominante. Face à un PS qui se montre incapable de se rénover mais qui affiche surtout un bilan catastrophique sur le plan de l’égalité, Ecolo représente l’avenir de la gauche en Wallonie et à Bruxelles.
- Un autre point positif est le fait que, d’après les premiers résultats dont on dispose, l’extrême-droite semble avoir été cadenassée, ce qui est une très bonne nouvelle et une victoire des partis démocratiques. Malgré les « affaires » qui ont terni l’image de la politique ces derniers mois et ces dernières années, les électeurs ont eu la lucidité d’éviter de céder aux sirènes de l’extrême-droite.
- On observe assez clairement une sanction du gouvernement sortant. Je pense que le bilan désastreux de ce gouvernement sur le plan social est en cause. La montée d’Ecolo est aussi et surtout celle du seul parti à défendre aujourd’hui un programme social progressiste et ambitieux. Ecolo a été le seul parti à s’opposer au « Pacte » entre générations. Alors que le PS a cédé énormément de lest à la droite, Ecolo est le seul parti à garder le cap sur le terrain social.
- Mon sentiment dominant reste cependant la modestie. Il faut en tout état de cause éviter de sur-interpréter la signification d’un vote. Nous ferions une erreur grave en considérant que les électeurs qui ont choisi Ecolo ont donné un blanc-seing à notre parti. Ce vote est plutôt une chance que nous donnent les électeurs de faire avancer les idées que nous défendons, il nous appartiendra de confirmer l’essai et de revenir régulièrement vers les citoyens pour rendre des comptes. La démocratie, selon Ecolo, ne se limite pas à un vote tous les quatre ans.